Article récent retrouvé sur Internet … mal écrit, mais qui a le mérite d’en parler …

effectivement la réglementation française n’est pas là pour faciliter les choses …

Ces dernières années ont été marquées par un important renforcement de la réglementation sur les préparations magistrales et officinales. Les bonnes pratiques de préparation (BPP), définies par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) s’appliquent notamment désormais à tous et ont contribué à imposer dans les officines des conditions de sécurité presque aussi strictes que dans les hôpitaux. Ainsi, comme le rappelait l’Ordre dans un dossier consacré à ces préparations, « l’existence d’un préparatoire réservé à l’exécution et au contrôle des préparations magistrales et officinales » est désormais obligatoire. L’étiquetage a également connu des évolutions en 2013 : numéro de lot et traçabilité doivent être précisés sans faille. Parallèlement aux BPP qui détaillent les conditions à remplir pour pouvoir réaliser des préparations au sein d’une officine, des nouvelles mesures sont régulièrement adoptées visant à exclure différentes substances en raison soit de leur dangerosité potentielle pour les patients soit de leur manipulation complexe. Ainsi, comme le rappelle le Figaro, pour pouvoir continuer à manipuler certains produits dangereux, les pharmaciens doivent être titulaires depuis le 16 mai d’une autorisation de leur agence régionale de santé (ARS).

Activité dépassée ou intellectuellement gratifiante : des pharmaciens divisés

Face à cet empilement des réglementations, un nombre croissant d’officines optent pour la sous traitance en se tournant vers des pharmacies qui se sont spécialisées dans cette activité : elles sont une soixantaine en France. Cette tendance et la diminution générale du nombre de prescriptions de préparations divisent les pharmaciens. Beaucoup considèrent qu’il s’agit là d’une évolution naturelle : ils estiment que le rôle futur des pharmaciens se concentrera davantage autour de l’accompagnement des patients et que la préparation appartient plus certainement au passé. Ces pharmaciens abandonnent la préparation, en raison de sa complexité technique et de son caractère chronophage et ils sont nombreux à juger que dans l’avenir les formes galéniques proposées par l’industrie pharmaceutique nécessiteront de moins en moins souvent la réalisation de préparations. Mais une poignée de résistants, notamment ceux qui ont développé une importante activité de sous-traitance, rappellent la valeur ajoutée de cette activité. Cette dualité avait bien été décrite par Céline Mastrorillo dans sa thèse de pharmacie présentée à Grenoble en 2011.

Se préparer à la disparition de cette tâche

Même si l’Ordre continue à accompagner les pharmaciens dans cette activité, ses représentants semblent considérer que la « mainmise » de la sous-traitance semble inéluctable. « Même, si nous pouvons le regretter, nous allons vers des pharmacies spécialisées », constate ainsi dans le Figaro, le président de la section officinale de l’Ordre, Alain Delgutte. Aujourd’hui, l’activité est de fait assez restreinte, même en considérant l’activité des officines sous traitantes. Ainsi, selon Fabien Bruno, responsable de la pharmacie Delpech, qui compte parmi les plus gros sous-traitants, 15 000 préparations sont réalisées chaque jour en France, soit un nombre bien faible comparativement à la consommation globale de médicaments.