Un article récent de l’AJHP évoque des avancées récentes parmi les listes de substances pouvant faire être employées dans les préparations et les substances à proscrire dans les préparations.

Ainsi parmi les substances pouvant présenter un intérêt en formulation, citons  :

– tranilast par voie topique ; ce principe actif existe au Japon sous forme orale et sous forme ophtalmique ; sous forme topique, il est susceptible d’être employé dans les cicatrices hypertrophiques et dans les chéloïdes

– bleu brillant G

– N-acetyl-glucosamine, même si cette substance est déjà reconnue comme supplément diététique

L’oxxitriptan aussi proposé n’a pas été ajouté sur cette liste positive.

Parmi  les substances proscrites pour être incorporés dans les préparations, une liste « fédérale » de 59 substances a déjà été définie ; le comité a rajouté 4 substances dorénavant proscrites :

– paracétamol à une dose supérieure à 325 mg

– aprotinine, dont les spécialités ont été retirées du marché en 2007 du fait d’une surmortalité comparativement à tout autre fibrinolytique, dans certaines indications

– bromocriptine dans la prévention de la lactation physiologique ; rappelons qu’aux USA, ce médicament est indiqué dans des dysfonctions asssociés à une hyperprolactinémie, l’acromégalie, parkinson, et même dans le diabète de type 2 (Cycloset°)

– ondansetron IV à une dose supérieure à 16 mg, suite à des allongements de l’espace QT

Le comité a conclu qu’évidemment il n’y a aucune interdiction absolue à utiliser une substance non inscrite sur la liste positive, ou sur la liste « interdite », notamment pour un patient donné, pour une pathologie donnée ; ne surtout pas toucher à la préparation magistrale