L’administration des comprimés cytotoxiques chez des patients ayant des troubles de la déglutition peut s’avérer complexe et à risque de contamination. Pour faciliter ce geste, les auteurs d’une étude (Siden et al. JOPP 2013) ont cherché à savoir s’il est possible de mettre un comprimé dans une seringue orale et de prélever un volume fixe d’eau, afin de préparer une forme liquide extemporanément. Ils se sont juste intéressés à la désintégration de la forme galénique sans évaluer d’autres paramètres. Ainsi, le busulfan, dans 2,5 mL, le cyclophosphamide 50 mg et le dasatinib (dans 5 mL), l’imatinib (dans 10 mL), le methotrexate ou la thioguanine (dans 5 mL) peuvent être préparés de la sorte. En fin de travail est présenté en annexe un exemple de document à remettre au patient pour la bonne réalisation de ce geste. Le cyclophosphamide à 25 mg, le mercaptopurine et le mitotane n’ont pas été capables de se désintégrer. A noter que les formes étudiées étaient toutes des spécialités américaines. Ce travail présente une méthodologie simple, facilement extrapolable, afin d’aider à la prise du médicament chez le sujet dysphagique.