bacteria

Une équipe portugaise présente l’utilisation d’une technique par spectroscopie proche de l’infrarouge par transformée de Fourier (FT-NIRS), pour la détection et la quantification de la contamination bactérienne dans les préparations médicamenteuses.

Même pour les préparations non stériles commercialisées, la réglementation pharmaceutique (Pharmacopée Européenne) exige de prouver l’absence de certains germes dans le médicament : E. coli, Staphylococcus aureus, P. aeruginosa (le bacille pyocyanique), B. subtilis et Salmonella spp. Pour les préparations non stériles, le seuil d’acceptation des germes aérobies est de 100 UFC/mL.

Les méthodes décrites dans la littérature pour détecter et quantifier les bactéries sont la chimiluminescence, la bioluminescence ATP, les méthodes chromatographiques et spectrophotométriques, les méthodes par réduction d’un colorant, par résistance électrique, par réaction enzymatique, par sonde d’acide nucléique, et par technologie d’interaction avec des phages.

Cette technique doit être combinée à une méthode chimiométrique d’analyse des données (méthode PLS). Elle a l’intérêt d’être en routine rapide à mettre en oeuvre, peu coûteuse et non destructrice. La calibration en amont et la mise au point est cependant complexe.

Pour démontrer l’intérêt de cette technique, les auteurs ont :

  • fait la preuve du concept à partir de solutions de NaCl volontairement contaminées par B. subtilis, E. coli, P. fluorescens, S. enterica, Staph. epidermidis.
  • employé la technique mise en oeuvre pour valider cette approche dans 3 types de préparation : une solution pour lentilles de contact, un sirop pour la toux à base de dextromethorphane et une lotion externe à base d’anti-inflammatoire.

La méthode est suffisament discriminante pour identifier une solution contaminée comparativement à une non contaminée, excepté pour E. coli. la matrice de confusion a mené à une prédiction correcte dans 99,9% des cas pour S. epidermidis et 99,5% pour S. aureus. Les difficultés en termes de discrimination survenaient systématiquement pour les concentrations les plus faibles (10 UFC/mL).

Dans les préparations, la méthode a été capable de discriminer une préparation contaminée avec 1 germe, d’une préparation non contaminée. par ailleurs il a été possible de quantifier la concentration en souche bactérienne avec la technique.

Les auteurs rappellent que cette technique est très sensible aux variations de température (de la pièce et de l’échantillon).